Pour obtenir ce nouvel émail « Murasaki », mon point de départ était l’émail « Bleu de fer » auquel j’ai ajouté de l’Oxyde de Chrome :
Des nuances violettes et rosées apparaissent, je décide de poursuivre les recherches avec ce nouvel oxyde et procède à nouveau au même test mais en pesant tous les ingrédients :
Les nuances violettes apparaissent toujours, je décide de réaliser un mélange en plus grosse quantité et le tester sur une plus grande pièce :
J’apprécie beaucoup le résultat. Je réalise mon fameux test d’épaisseur où l’on aperçoit ici clairement l’impact de l’épaisseur de l’émail sur le résultat. Nous passons du violet au jaune/ vert !
Voici quelques pièces réalisées avec cet émail Caramel au beurre salé :
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Pour obtenir ce nouvel émail « Caramel au beurre salé », mon point de départ était l’émail « Bleu de fer » auquel j’ai ajouté du Rutile :
L’échantillon de droite retient mon attention avec ses petites paillettes oranges, je décide de réaliser à nouveau des échantillons en augmentant légèrement la concentration en Rutile :
Nous remarquons ici, en augmentant la concentration en Rutile, l’émail se matifie, ce que je recherche. J’augmente à nouveau la concentration en Rutile :
Le troisième échantillon me convient, je poursuis l’augmentation en Rutile pour tester :
Je décide de sélectionner la recette du deuxième échantillon et procède à un test de cette formule sur de plus grandes pièces :
J’apprécie le résultat, il est un peu coulant, mais l’aspect mat avec l’effet de matière me plait beaucoup.
Voici une galerie de pièces réalisées avec l’émail Sakura :
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Pour obtenir cet émail « Sakura », mon point de départ était mon émail « Fleurs de Pissenlit » auquel j’ai ajouté de l’Oxyde de Chrome vert en différentes proportions :
L’essai du milieu me convient avec ses petites taches roses qui apparaissent.
Je procède à un nouvel essai en pesant les ingrédients afin d’obtenir un résultat plus fin que précédemment. En effet, pour l’essai précédent, comme lors d’essais à partir d’une base existante, les ingrédients ne sont pas pesés. Je prends un volume d’émail déjà prêt et j’ajoute les oxydes métalliques afin de voir rapidement si une piste peut être approfondie. C’est le cas ici, donc nouvel essai :
J’effectue un essai en utilisant moins de matière car l’émail paraît coulant :
Résultat moins concluant avec moins de matière, je décide de tester cette recette sur une plus grande pièce :
Le résultat me convient ! Je réalise mon test d’épaisseur :
Pour obtenir ce nouvel émail « Vieux cuir », je suis parti de mon émail « Écailles de Koï » auquel j’ai ajouté de l’Oxyde de Fer à différentes concentrations et obtenu ceci :
Les second et troisième échantillons m’ont paru intéressants.
Je coupe la poire en deux et teste directement sur de plus grandes pièces :
Résultat convaincant, j’effectue le test d’épaisseur :
Pour obtenir cet émail : « Nuage cendré » je suis parti de mon émail « fleurs de pissenlit » auquel j’ai ajouté de l’antimoine dans différentes proportions:
L’essai de droite me plait avec son côté satiné et ses nuances de noir, vert blanc…
Je procède à un nouvel essai en pesant les ingrédients afin d’avoir un résultat plus fin que précédemment. En effet, pour l’essai précédent comme c’est le cas quand je pars d’une base existante. je ne pèse pas tous les ingrédients, je prend un volume d’émail déjà prêt et j’ajoute les oxydes métallique afin de voir rapidement si une piste peut être approfondi. C’est le cas ici donc je procède à un nouvel essai:
Il semble qu’il est intéressant de creuser entre le deuxième et le troisième essai. Je réalise un nouvel essai avec une concentration entre le deuxième et le troisième essai. J’utilise également moins de matière vu que l’émail a l’air coulant:
Je décide de tester cette recette sur une plus grande pièce:
Le résultat me plait! Je réalise mon test d’épaisseur:
Je souhaitais obtenir un émail type « Écailles de poisson ». La littérature sur internet indique que l’on peut en obtenir en partant du diagramme 46 (voir l’ouvrage de Daniel de Montmollin). Lors d’un premier balayage, j’obtiens le résultat suivant :
Un premier résultat proche d’un tressaillage feuilleté (ce que l’on nomme « flocons de neige » ou « écaille de poisson ») apparaît. Je décide de sélectionner l’échantillon n°3 et de le tester avec des épaisseurs plus importantes :
Le résultat est assez catastrophique ! Des cratères apparaissent, il semble même que la terre soit dévorée par l’émail. Je n’avais jamais constaté cela auparavant.
J’effectue un nouvel essai en ajoutant de la Silice (Je ne peux pas en retirer car je suis déjà au minimum de Silice présente dans la recette).
Un feuilletage apparaît mais un effet non souhaité apparaît sur le pourtour de l’échantillon.
Je teste alors l’émail sur une grosse pièce pour constater si l’effet indésirable ne provient pas simplement de la petitesse de l’échantillon :
Le résultat obtenu me convient, par contre, en bordure supérieure du pot, un manque d’émail semble apparaître. Je procède alors à l’émaillage d’une seconde pièce avec une épaisseur d’émail plus conséquente :
L’épaisseur plus importante d’émail ne résout pas le problème. Bien au contraire, j’observe à nouveau le même phénomène que précédemment. A ce moment des recherches, je suis assez dérouté et me demande comment solutionner ce problème !
Je décide de reprendre mon balayage initial mais en élargissant la zone :
Après cet essai non concluant, j’effectue 2 nouvelles recherches distinctes en changeant assez radicalement les matières premières de la recette tout en restant sur le même endroit du diagramme. Ces 2 recherches n’ont abouti à rien de très intéressant, je ne les développerai donc pas ici. C’est seulement après ces deux « échecs » que je suis revenu au résultat ci-dessus.
J’ai considéré le résultat tout en haut à droite et remarqué que l’on n’avait pas de formation de « cratère » sur le pourtour. J’ai reproduis ce test en augmentant l’épaisseur :
Côté positif, le pourtour est à nouveau correct. Un effet de feuilletage apparaît, même légèrement, et l’on aperçoit aussi un manque d’homogénéité dans la fusion, sans doute dû à la pose de l’émail.
Je décide donc de tester cette formule sur une grande pièce par trempage pour voir ce que l’on obtient :
le résultat est satisfaisant. Les pourtours sont bien marqués, pas d’effet « cratère » et un rendu feuilleté apparaît. Je décide de réaliser une autre pièce avec une épaisseur d’émail plus importante :
Les bords de l’émail sont tout aussi biens (ouf !). Le tressaillage en feuilletage apparait également.
je réalise alors mon test d’épaisseur habituel :
Le résultat ne me convient pas vraiment. Je décide d’effectuer des recherches sur ce type d’émail que l’on appelle « écaille de poisson » par exemple. Lors des recherches, j’obtiens 2 recettes que je décide de tester, « pour voir » :
Je délaisse directement l’échantillon de droite. Par contre, celui de gauche comporte des aspects qui m’intéressent, particulièrement en bas de l’échantillon. Je décide alors de réaliser un essai sur une plus grande pièce :
L’essai n’est pas concluant. Peut-être un problème d’épaisseur ? J’effectue à nouveau un test sur une grande pièce en augmentant l’épaisseur d’émail :
Le résultat commence a être très intéressant. Je décide cependant de faire quelques essais pour améliorer un peu la recette. Je commence par varier le Carbonate de Lithium :
L’échantillon (point rouge) qui ne comporte pas de Carbonate de Lithium est finalement plus proche de ce que je cherche.
Ici d’autres essais de variations de matières premières :
Ces essais n’améliorent pas la recette.
Je décide d’effectuer des essais d’épaisseurs, ici à partir de la recette de base :
et ici le même test d’épaisseur mais avec la modification apportée en enlevant le Carbonate de Lithium :
Le résultat obtenu est moins transparent et plus blanc. Je préfère !
Je procède à un dernier test sur une plus grande pièce avec cette recette :
Pour obtenir cet émail « Craliné », mon point de départ était mon émail « Greku » auquel j’ai ajouté du Rutile dans différentes proportions :
La couleur du deuxième essai m’intéresse. Je procède donc à un nouvel essai en pesant les ingrédients afin d’obtenir un résultat plus fin que précédemment. En effet, pour l’essai précédent, comme lors d’essais à partir d’une base existante, les ingrédients ne sont pas pesés. Je prends un volume d’émail déjà prêt et j’ajoute les oxydes métalliques afin de voir rapidement si une piste peut être approfondie. C’est le cas ici, donc nouvel essai en passant par la case pesée :
Je sélectionne le second échantillon et poursuit un balayage de la concentration de Rutile mais plus finement autour de cet échantillon :
Je sélectionne l’échantillon central et réalise un test sur une plus grande pièce :
Le résultat me satisfait ! Je fais mon fameux test d’épaisseur :