
Pour réaliser cet émail, je suis parti de mon émail vert nature en sous-couche. Auquel j’ai ajouté, en superposition sur la sous-couche, mon émail blanc.




Pour réaliser cet émail, je suis parti de mon émail vert nature en sous-couche. Auquel j’ai ajouté, en superposition sur la sous-couche, mon émail blanc.




Voici quelques pièces réalisées avec cet émail:










Pour trouver cet émail que je nomme vert nature, mon point de départ est ma recette de Tenmoku. Je lui ai ôté l’oxyde métallique (le fer) pour expérimenter avec les différents oxydes en ma possession à différentes concentration. Ce type d’essai permet de balayer quelques coloris possibles sur une position dans un diagramme particulier. On obtient souvent beaucoup de déchets, mais il arrive parfois qu’un résultat notable apparaisse:

Ces échantillons comportent le nickel comme oxyde métallique. A maintes reprises, j’avais noté des essais autour des bruns mais j’ai eu la bonne surprise de voir apparaître un vert. Et qui plus est, entouré d’un marron lorsque l’épaisseur de l’émail diminue. Cela augure de belles pièces! Alors, je décide d’explorer cette piste en utilisant la méthode de recherche de la croix (Suppression ou ajout d’une part de SiO2 ou d’AL2O3).

Le résultat est plus homogène avec un peu plus d’alumine ou un peu moins de silice. C’est pourquoi, je poursuis les recherches dans ce sens en procédant à de nouveaux essais. Tout d’abord avec l’ajout d’un peu plus d’alumine puis en supprimant de la silice. Voici le résultat (on retrouve notre croix en haut à gauche):

Je choisis de sélectionner l’échantillon du bas au milieu qui a une belle couleur verte que l’on peut observer dans la nature:


Voici quelques exemples de mes créations avec cet effet:

Dans le cas présent, je pars d’une terre rousse sur laquelle j’applique, lors du dégourdi ou sur pièce crue, un jus d’oxyde de manganèse. L’application de ce jus sur une pièce avec reliefs va permettre de les mettre en évidence.
Avant d’aller plus loin, je vous explique ce qu’est un jus. Rien de compliqué, il s’agit simplement d’un liquide (l’eau) et d’un oxyde métallique (ici le manganèse). Je n’ai pas de concentration à vous donner. Cependant, plus vous allez mettre d’oxyde dans votre eau, plus celle-ci sera chargée. Par conséquent, lors de la dépose de votre préparation, vous en aurez moins à mettre. Attention: cela peut paraître une bonne idée mais il est plus facile, selon moi, de passer à plusieurs reprises avec une faible concentration.
Le jus va se déposer en plus grande quantité dans les creux. L’eau étant absorbée par le tesson, va donc laisser davantage d’oxydes dans les parties creuses par rapport aux reliefs, ce qui permet de créer un contraste entre parties creuses et reliefs et de faire ressortir les détails sur la pièce.
L’oxyde de manganèse laisse, après cuisson, une couleur noire.
La concentration en oxyde de la préparation permet d’apporter des teintes plus ou moins marquées. Le fait de passer plusieurs couches de ce jus permet aussi d’obtenir une hausse du dépôt de ces oxydes.
Voici quelques exemples de mes créations:

































Dans le cas présent, je pars d’une terre rousse sur laquelle j’applique, lors du dégourdi ou sur pièce crue, un jus d’oxyde de fer. L’application de ce jus sur une pièce avec reliefs va permettre de les mettre en évidence.
Avant d’aller plus loin, je vous explique ce qu’est un jus. Rien de compliqué, il s’agit simplement d’un liquide (l’eau) et d’un oxyde métallique (ici le fer). Je n’ai pas de concentration à vous donner. Cependant, plus vous allez ajouter d’oxyde dans votre eau, plus celle-ci sera chargée. Par conséquent, lors de la dépose de votre préparation, vous en aurez moins à mettre. Attention: cela peut paraître une bonne idée mais il est plus facile, selon moi, de passer à plusieurs reprises avec une faible concentration.
Le jus va se déposer en plus grande quantité dans les creux. L’eau étant absorbée par le tesson, va donc laisser plus d’oxydes dans les parties creuses par rapport aux reliefs, ce qui permet de créer un contraste entre parties creuses et reliefs et de faire ressortir les détails sur la pièce.
L’oxyde de fer (qu’il soit rouge ou noir lors de la pose) laisse, après cuisson, une couleur marron tirant sur le violet.
La concentration en oxyde de la préparation permet d’apporter des teintes plus ou moins marquées. Le fait de passer plusieurs couches de ce jus permet aussi d’obtenir une hausse du dépôt de ces oxydes.


Voici quelques exemples de pièces que j’estime avoir réussies avec cette recette:











C’est parti pour les premiers essais à base de cendres en les superposant sur mon tenmoku. Les cendres utilisées sont des cendres de chêne, de tilleul, de conifères et de lavande. On trouvera, sur la ligne du haut, de la cendre pure en superposition sur le tenmoku. Sur la ligne du bas, une base de tenmoku avec, en superposition, les cendres, du kaolin et de la silice.

L’échantillon en bas à gauche présente un effet super intéressant comparé aux autres tests. Il s’agit d’une superposition à base de cendres de lavande et un mélange de kaolin et de silice. Suivant ce constat, je sélectionne donc cet essai et décide de faire varier dans différentes proportions le kaolin et la silice. Voici le résultat:

L’essai en haut à droite montre une très belle couleur avec de beaux effets tout en conservant une certaine opacité. Opacité manquante sur les deux premiers essais. A la suite de cette découverte, de nombreux essais ont eu lieu pour tenter de « maîtriser » cet émail sur différentes pièces. Toutefois, ce n’est pas évident car les épaisseurs du tenmoku et de la glaçure à base de cendres de lavande ont un impact direct sur le rendu tout comme la forme de la pièce.
Voici quelques exemples de pièces réalisées avec cet émail:








A la base de cette recherche, l’aspect coulant obtenu n’était pas l’aspect recherché. Mais, comme dans bien des recherches, on trouve mais pas forcément ce que l’on cherchait. Au départ, je souhaitais obtenir un émail à grosses craquelures qui puisse ressembler à celui que j’avais développé pour le raku. Comme ci-dessous:

Pour essayer de retrouver cet aspect, mon point de départ était ma recette de raku. Recette pour laquelle je ne connaissais pas la composition de certains constituants. Difficile dans ce cas-là de se rapporter aux diagrammes de fusion. Il faut donc passer par l’expérimentation… Je décide alors de faire varier en proportions assez larges les constituants de cette recette pour tenter d’atteindre un point de fusion correspondant à celui du grès. Un effet similaire a été obtenu mais des expérimentations supplémentaires seront nécessaires et feront peut-être l’objet d’un article futur. Lors de ces essais, j’ai également obtenu un émail coulant faisant apparaître des nuances marron, en plus du blanc, plus ou moins marquées selon l’épaisseur de la couche d’émail (voir l’essai central ci-dessous).

L’apparition de bulles m’amène à appliquer les mêmes formules mais avec des quantités doublées, dont voici le résultat:

Mon choix final se porte sur l’essai central !

L’émail blanc coulant sur grès noir que j’utilise pour réaliser l’émail blanc sur tenmoku donne un émail blanc.
Bien que cet émail coule sur grès noir ou sur tenmoku, ce n’est pas le cas sur un grès clair. On remarque que des petits points marrons apparaissent aléatoirement.






Voici quelques exemples de réalisation avec cet émail:













Étant très intéressé par le travail à base de cendres, je m’étais fixé l’objectif de trouver une recette de Tenmoku (émail noir à forte concentration en oxyde de fer) pour travailler sur des superpositions d’émaux à base de cendres.
Avec l’aide du livre de Daniel de Montmollin « Pratique des émaux 1300°C », je décide d’entamer des recherches autour du diagramme 33. Je fais mes premières éprouvettes en parcourant le diagramme et en variant les concentrations d’oxyde de fer. Voici ce que j’obtiens: (le point rouge près de l’échantillon indique celui retenu pour poursuivre les recherches)

ici en zoom



Sur l’échantillon, des taches rouges apparaissent. J’émets l’hypothèse qu’il s’agit de l’épaisseur de l’émail qui est, à cet endroit, moins épais. Donc, pour tester l’hypothèse, je reprends la formule de cet échantillon et double la quantité d’émail déposée sur l’éprouvette.

Je procède ensuite à un test plus fin au niveau de la concentration d’oxyde de fer:

La dernière éprouvette (en bas à droite) correspond à la concentration ayant servi aux essais précédents. Au vu de ce résultat, j’en déduis que la concentration utilisée lors des premiers essais est satisfaisante pour réaliser mon Tenmoku.

MJ est un grès roux de Treigny convenant parfaitement pour une cuisson à 1280°C.

